Octobre 2021 · Aube
À l'automne, un acquéreur nous a demandé de l'accompagner pour visiter une maison ancienne inhabitée depuis plus de quatre ans, avant de faire une offre. Une visite non destructive, puisqu'il n'était pas encore propriétaire.
Ce qui était rassurant
- Au rez-de-chaussée, les sols et parquets n'avaient pas bougé et les murs ne présentaient ni fissure importante ni humidité.
- La poutre accessible sous la lucarne était sèche, sans attaque d'insectes : la charpente semblait saine.
- La cave (voûtains entre poutrelles métalliques, procédé traditionnel) était saine. Preuve simple : après quatre ans, les étiquettes des bouteilles de vin n'avaient pas moisi.
- La fissure en façade, partant d'un appui de fenêtre vers le soupirail de la cave, ne traversait pas le mur : une petite reprise de maçonnerie suffit.
Ce qui était à prévoir
- Une infiltration au droit de la lucarne avait fait moisir le palier : la couverture, usée mais récupérable, demandait un remaniement et surtout la reprise des étanchéités.
- Tous les radiateurs en fonte avaient éclaté, le circuit étant resté en eau sans vidange pendant l'inoccupation.
- Électricité à remettre aux normes, menuiseries simple vitrage à remplacer, isolation quasi inexistante.
- Cheminées à faire tuber avant tout usage, et lierre à retirer des façades.
À retenir
Une maison fermée longtemps n'est pas forcément une maison malade. Une visite avec un expert permet de séparer ce qui est structurel (rare ici) de ce qui relève de la remise en état, et d'arriver à la négociation avec une liste chiffrable de travaux. Rappelons qu'une telle visite n'est pas un diagnostic réglementaire (plomb, amiante, électricité).
Vous rencontrez un problème semblable ? Envoyez vos photos à l’expert ou appelez le 06 37 84 27 02.