Mai 2022 · Reims
Un propriétaire envisageait d'agrandir l'étage de sa maison de ville, une bâtisse étroite (à peine plus de 4 mètres de large) à pans de bois en chêne. Avant de payer un architecte, il voulait savoir si la maison le supportait.
La structure : saine
- Les poutres en chêne visibles côté cour étaient en parfait état : seul un entretien courant est nécessaire.
- Façade sur rue à ravaler, avec quelques éclats d'enduit mais sans fissure structurelle.
- Couverture saine, à démousser ; châssis de toit fatigués, à prévoir dans quelques années.
Les points faibles
- Sans appuis de fenêtre, l'eau des menuiseries coule directement sur les poutres et s'infiltre dans le ravalement : à corriger pour éviter les éclats futurs.
- Isolation mince, voire absente sur le mur côté rue, et aucun isolant sous le plancher du rez-de-chaussée.
- La rue et le trottoir sont trop étroits pour une isolation par l'extérieur sur la façade principale.
Et la surélévation ?
Sous la toiture actuelle, la surface utile à l'étage reste inférieure à 9 m². Après lecture du plan local d'urbanisme, une toiture à la Mansart nous a semblé la solution la plus judicieuse pour gagner de la hauteur sur presque toute la largeur, sans travaux très complexes. Il faudra toutefois convaincre le service urbanisme, voire les Architectes des Bâtiments de France selon le secteur.
À retenir
Avant un projet d'agrandissement, un avis d'expert sur la structure existante coûte peu et évite de lancer des études pour un projet impossible. C'est aussi l'occasion de repérer ce qui pèsera sur la performance énergétique.
Vous rencontrez un problème semblable ? Envoyez vos photos à l’expert ou appelez le 06 37 84 27 02.